04/02/2007

CONGRES ECONOMIQUE

Ce samedi 03 février avait lieu le 1er congrés de campagne.

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Il était consacré à nos propositions pour passer d'une économie de marché à une économie de projets.

Pour y arriver, nous devons agir à deux niveaux :

  • Il faut libérer l’économie des logiques boursières et financières de court terme.
  • Il faut que l’Etat joue son rôle de régulation en orientant l’économie vers le durable et en redistribuant les richesses.

Pour nous interpeller sur nos propositions et nous faire réagir, nous avions invité des diverses personnalités du monde économique ou financier.

Parmi elles, Jean Peyrelevade et Nicole Nottat.

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Voici quelques unes de nos propositions résumées par Jean-Marc Nollet.

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1°) Pour avancer vers cette « économie de projets », il faut agir pour que le cycle de la finance ne puisse définitivement imposer son rythme et ses choix au cycle de l'économie . L'intérêt général doit être beaucoup mieux défendu face à l'intérêt de court terme des seuls actionnaires.

2°) Il est aujourd'hui nécessaire que les coûts finaux des biens et des produits intègrent l'ensemble des coûts causés à la Planète et le prix des services rendus par la nature . (ex: crevettes qui quittent Ostende par avion le matin pour y revenir le soir après avoir été conditionnées sur un autre continent…). Or, les émissions de CO2 produites suite à un acheminement par avion sont 60 fois plus importantes que si elles étaient acheminées par bateau. C'est la raison pour laquelle les écologistes viennent de déposer une proposition d'étiquetage de l'empreinte écologique de tous ces produits qui utilisent l'avion avant d'arriver dans nos assiettes.

3°) Pour lutter contre le dérèglement climatique c'est une véritable révolution énergétique qui doit voir le jour .

Dans le cas contraire, les conséquences économiques, environnementales mais surtout sociales seront terribles. Au Sud comme dans nos pays.

Avec pour premières victimes les familles les plus précarisées. Les travaux du GIEC nous l'ont encore rappelé avec acuité : le réchauffement climatique sera synonyme de nouvelle famine pour 200 à 600 millions d'habitants. Et entre 1 et 3 milliards d'habitants risquent de manquer d'eau.

4°) Que l'Etat - le politique comme le dit Jean Peyrellevade - assume et joue son rôle de régulation en orientant l'économie vers le durable et en redistribuant les richesses créées.

 

Une chose est sure : on ne passera pas au vert sans les verts.

Olivier DELEUZE a fait sortir la Belgique du nucléaire, ouvrant ainsi la voie aux énergies renouvelables. Mais qu'ont fait les socialistes et les libéraux de cette fenêtre d'opportunité ? Rien. Absolument rien de transcendant.

Pas étonnant dès lors que la Belgique se trouve à la traine dans tous les classements internationaux en matière d'environnement et plus précisément encore en matière d'énergies renouvelables.

En Belgique, tous les indicateurs « verts » virent au rouge. Nous sommes 39 ème et dernier pays de l'UE en termes de protection de l'environnement.

Avec moins de deux piètres petits pourcents de part de marché affectés aux énergies renouvelables dans la consommation d'énergie primaire, nous sommes les derniers de l'ensemble des 15 pays de l'UE avant élargissement et 25 ème sur 27 de l'UE après élargissement. Voilà le vrai bilan d'un gouvernement sans les écologistes.

Le gouvernement violet a fait perdre 4 précieuses années à la Belgique. Ce gouvernement n'était pas seulement « contre nature » il était surtout contre « la » nature.

Si tout le monde devait vivre et consommer selon nos standards, il faudrait trois planètes. Jusqu'à preuve du contraire, nous n'en avons qu'une.

A la fin des années 80, les responsables politiques ont commencé à se rendre compte du problème de la dette budgétaire cumulée. A la fin des années 90, les responsables politiques ont peu à peu pris conscience de la dette sociale liée à l'allongement de la durée de vie. Aujourd'hui, il est plus que temps qu'ils se rendent compte de la dette écologique qui s'accumule et qui, par son effet boule de neige, fait peser de lourdes hypothèques sur nos petits-enfants, sur nos enfants mais aussi sur notre propre situation dans 10 ou 15 ans.

Si rien ne change, si le pollueur ne devient pas le payeur, c'est le citoyen contribuable qui payera demain la facture.

Et il payera 3 fois l'addition.

Une première fois par ses impôts, une seconde fois par l'augmentation du chômage et une troisième fois par la détérioration de sa santé.

Nous devons cesser de faire porter sur les générations futures le coût de nos modes de vie et de consommation. Il faut d'urgence désamorcer la bombe climatique.

Réduire notre empreinte écologique. Voilà l'objectif. 

Passer d'une économie de marché à une économie de projets, orientée vers tout ce qui est durable, voilà le moyen.

 

00:25 Écrit par Arnaud DEMEZ Chef de groupe dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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